Le coin à Jean-Paul

 

La lumière au bout du tunnel

 

Devant plus de 5000 spectateurs, les Huskies ont complété le calendrier régulier de la saison 2011-2012 sur une note fort positive en dominant les Olympiques de Gatineau par des pointages de 5-2 et 6-3 en fin de semaine dernière. La joie était à son comble dans les gradins et autour du vestiaire de la meute après le match de samedi et pour cause, car battre Gatineau ça fait toujours un petit velours, mais deux fois de suite, c’est encore meilleur pour le moral. On se prépare donc à rencontrer les puissants Cataractes de Shawinigan en première ronde des séries, ce qui est tout un contraste avec la fin de saison de l’année dernière.

Il y a un an, le Rouge et Noir complétait la pire saison de son histoire avec une mince récolte de 12 victoires et 30 points pour se classer au dernier rang du classement général, avec en prime quelques records d’équipe peu enviables. Une année de souffrance et de misère! Plusieurs partisans anticipaient une autre année aussi difficile pour 2011-2012, alors que d’autres entretenaient quelques lueurs d’espoir. Au bout du compte, on peut dire que la lumière se pointe au bout du tunnel et il semble bien que ce ne soit pas un train qui s’en vient. Qu’est-ce qui nous permet d’affirmer cela? Plusieurs choses.

En premier lieu, c’est la façon avec laquelle l’édition de cette année a évolué malgré la moyenne d’âge la plus basse de toute la ligue. En raison des travaux de rénovation et d’agrandissement à l’aréna IAMGOLD, il a fallu commencer la saison avec douze parties consécutives sur la route et on a surpris plusieurs personnes à travers la ligue avec une fiche de cinq victoires, six défaites en temps réglementaire et une en prolongation. Ensuite, il y a eu ce retard dans la livraison du nouvel amphithéâtre qui a forcé la meute à jouer neuf parties à l’aréna Jacques Laperrière dans des conditions plutôt difficiles. D’ailleurs, on a ressenti les effets de cet embêtement avec une séquence de sept défaites consécutives.

Puis, on a connu une mini-crise au sein de l’équipe qui a contraint la direction à faire le ménage en limogeant deux joueurs d’impact afin de préserver et de revigorer l’identité de la formation. Peu à peu, on a senti un vent nouveau qui soufflait autour de la troupe avec le déménagement dans le nouvel aréna et l’installation du nouveau tableau indicateur. L’arrivée de Frédéric Tanguay, Liam O’Brien et Antonio Mastropietro a aussi contribué à cimenter l’esprit d’équipe et surtout à intensifier le sentiment de confiance si nécessaire à la progression d’un groupe de personnes qui travaillent ensemble pour la même cause.

Au terme de la première moitié de saison, on a amassé 24 points sur une possibilité de 68, mais en deuxième moitié, on a joué pour presque .500 avec une récolte de 32 points sur 68 et une séquence de six victoires, deux défaites en temps réglementaire, une en prolongation et une en fusillade dans les dix dernières rencontres de la saison, au moment où ça comptait le plus. Résultat comparatif avec la saison dernière : 26 points de plus au classement général pour obtenir une 15e place, une hausse de 76 buts marqués qui nous classe au 10e rang de la ligue, une baisse de 43 buts accordés, notre jeu de puissance qui se retrouve au 9e rang du circuit, notre efficacité en désavantage numérique qui nous confère la 11e position, deux de nos recrues parmi les dix meilleurs marqueurs chez les recrues de la ligue dont Andrighetto au 3e rang et Mathieu Brisebois au 4e rang des compteurs chez les défenseurs.  

Ce sont là quelques signes encourageants pour l’avenir de l’équipe, mais il y en a d’autres. Ainsi, il y a 19 joueurs sur 23 qui pourraient revenir l’an prochain, si j’en compte deux qui pourraient être repêchés par Sherbrooke. Nous aurons aussi six choix dans les trois premières rondes lors de la prochaine séance de sélection. Nous pouvons espérer le retour de nos deux joueurs européens qui ont performé au-delà de nos espérances cette année et qui devraient poursuivre leur progression la saison prochaine. Notre jeune brigade défensive a appris à la dure cette saison et elle devrait s’affirmer davantage. Avec onze joueurs qui ont marqué dix buts et plus, sans compter deux autres qui en ont marqué neuf, on peut s’attendre à une attaque plus équilibrée et avec plus de profondeur. Enfin, l’arrivée d’un jeune gardien prometteur en la personne d’Alexandre Bélanger nous permet d’anticiper de meilleurs jours devant notre filet.

Que dire maintenant de ce qui se passe à l’extérieur de la patinoire et qui augure bien pour la solidité de notre franchise. Au terme de la présente saison, on entreprendra des travaux importants de rénovation et d’agrandissement des espaces réservés à l’équipe qui vont se comparer avec les formations les mieux nanties du circuit. On parle aussi de changer les bandes à l’aréna IAMGOLD pour assurer une meilleure sécurité pour les joueurs. Avec le nouvel amphithéâtre et le nouveau tableau indicateur, on constate un nouvel engouement pour la meute. Depuis leur premier match dans leur nouveau domicile, les Huskies ont attiré une moyenne de 2017 spectateurs même avec une équipe de bas de classement. Près de la moitié des rencontres ont attiré plus de 2000 personnes.

Si on prend tout cela en considération, on peut conclure que cette franchise s’en va dans la bonne direction. On a vivement l’impression de progresser, d’avancer, d’aller vers l’avant, ce qui est encourageant. Mais, cela ne veut pas dire pour autant qu’on remportera la Coupe du Président l’an prochain. Il reste encore beaucoup de travail à faire et comme c’est souvent le cas dans le junior, on devra peut-être composer avec des imprévus de taille. Pour l’instant, savourons le moment et ayons confiance que le meilleur est à venir.  

Jean-Paul Charlebois

Descripteur des matchs des Huskies à Capitale Rock

Au lendemain d’une belle victoire contre les Screaming Eagles du Cap Breton, je me suis interrogé sur les chances des Huskies de participer aux prochaines séries éliminatoires. En ce lundi 13 février, notre équipe détient le 16e et dernier rang qui donne accès à la danse du printemps après avoir accumulé 40 points, soit deux de plus que le Rocket de l’Ile du Prince Édouard et trois de moins que Cap Breton au 15e rang. Ces deux équipes ont toutefois un match de plus à jouer que les Huskies.  

D’ici la fin du calendrier régulier, les Huskies disputeront 13 matchs et ils auront l’avantage de la glace à huit reprises. Les Eagles joueront aussi sur leur patinoire huit fois en 14 parties, alors que le Rocket profitera de son domicile six fois. Si on pousse l’analyse un peu plus loin, on constate que le Rouge et Noir devra jouer 5 parties sur 13 contre des adversaires qui ont compilé une fiche supérieure à .500 jusqu’à maintenant, alors que les Screaming Eagles devront en jouer 12 sur 14 et le Rocket 10.

Jusqu’au dernier match contre les Voltigeurs de Drummondville le 27 janvier dernier, la troupe d’André Tourigny entretenait l’espoir de terminer la saison au 14e rang pour avoir l’opportunité de rencontrer le champion de notre division, qui devrait se classer au 3e rang du classement général en vertu du format prédéterminé des séries éliminatoires. Un tel scénario justifierait l’optimisme de l’équipe détentrice du 14e rang de pouvoir traverser la première ronde des séries. Malheureusement, les Huskies ont perdu ce dernier match contre Drummondville, qui les distance maintenant de treize points au troisième rang de la division et au 13e du classement général.

On se retrouve toutefois à dix points des Foreurs de Val-d’Or qui ont obtenu 50 points à date et nous avons disputé une partie de moins qu’eux. Sommes-nous en mesure de combler cet écart d’ici la fin de la saison en sachant que nous avons encore trois parties à jouer contre eux? Ce n’est pas impossible, mais vous conviendrez avec moi que c’est toute une côte à remonter pour s’emparer du 14e rang. Même si l’on gagnait sept de nos 13 derniers matchs, ce qui est beaucoup mieux que ce que nous avons réussi à faire jusqu’ici cette année, Val-d’Or n’aurait besoin que de trois victoires pour nous devancer.   

Il faut donc avoir un œil sur le Cap Breton et le Rocket pour analyser nos chances de participer aux prochaines séries. Compte tenu du portrait qui se dessine en termes de calendrier de fin de saison pour les trois équipes, il est raisonnable de croire que les Huskies ont de bonnes chances de se tailler une place pour ce qu’on appelle souvent la « vraie saison ».

De la manière que les Eagles et le Rocket jouent dernièrement, il faudra toutefois que nos représentants jouent de façon inspirée et dédiée pour s’assurer au moins du dernier rang qui permet de participer à la danse du printemps. À mon avis, la 15e place demeure un objectif réaliste, mais que l’on termine 15e ou 16e, l’adversaire de première ronde ne sera pas moins puissant puisque l’on parle de Shawinigan ou St-John. L’intérêt de rencontrer l’un ou l’autre prendrait alors une signification de nature plus géographique ou financière.

Quoiqu’il en soit, on devrait avoir droit à une fin de saison palpitante pour le Rouge et Noir. Si nos jeunes joueurs continuent de progresser comme ils le font depuis un certain temps et s’ils fournissent les efforts et l’intensité qu’on associe souvent à la « Husky game », ils ont de bonnes chances de bénéficier de la valeureuse expérience d’une première ronde en séries éliminatoires. Ai-je besoin d’ajouter que le support en grand nombre des partisans pourrait aussi faire une grande différence? Poser la question c’est y répondre et si l’on en juge par les foules des derniers matchs, on devrait avoir du plaisir d’ici la fin de saison à l’aréna IAMGOLD. 

Jean-Paul Charlebois

Descripteur des matchs des Huskies

De ce temps-ci, un nom est sur toutes les lèvres des partisans et dans l’entourage des Huskies : Robin Gusse. On ne cesse de s’étonner devant ses récentes performances dignes du gardien de but repêché en première ronde de la séance de sélection de 2009 et qui s’est mérité le trophée de la recrue défensive de la ligue au terme de la saison 2009-2010.

Depuis qu’il a repris du service le 12 février dernier à la deuxième minute du match contre les Screaming Eagles du Cap Breton, il a joué pendant 408 minutes et 23 secondes, accordant 21 buts et réalisant 213 arrêts sur 234 lancers. En cours de route, il a ajouté 4 victoires à son dossier tout en subissant trois défaites, dont une en prolongation et une autre en tirs de barrage, alors qu’il a stoppé trois des quatre joueurs qui l’ont affronté. Tout compte fait, sa moyenne de buts accordés au cours de cette séquence s’établit à 3,08 et son pourcentage d’efficacité s’élève à .910.

À part le fait qu’il était au bon endroit et au bon moment quand il a pris la relève de Mastropietro au début du match contre Cap Breton, tout cela n’est pas l’effet du hasard. C’est une véritable descente aux enfers qu’il a connu depuis le 7 janvier dernier quand le directeur-gérant de la meute lui a annoncé qu’il venait de faire l’acquisition d’un nouveau gardien de but et qu’on vivrait jusqu’à la fin de la saison un ménage à trois devant le filet de l’équipe.

On peut dire de même pour son coéquipier, Jeffrey Noonan, qui a vécu son dernier départ le 6 janvier dernier dans une défaite de 7-4 face aux Remparts à Québec, après avoir remporté la victoire avec une brillante performance contre les Voltigeurs de Drummondville le 4 janvier dernier. Depuis ce temps, Noonan a remplacé Mastropietro à deux reprises accumulant un total de 43 minutes et 17 secondes de jeu. Durant cette séquence, il a accordé deux buts et réalisé 15 arrêts sur 17 lancers, ce qui représente une moyenne de 2,78 buts accordés par partie et un pourcentage d’efficacité de .882.

L’entraîneur des gardiens de but du Rouge et Noir, Daniel Dupuis, me confiait cette semaine qu’il n’est pas surpris des résultats de Robin et Jeffrey, parce qu’ils ont tous les deux fait preuve d’une attitude exemplaire devant l’adversité qui les frappait. Ils ont reconnu qu’ils n’avaient pas accompli le travail qu’on attendait d’eux en première moitié de saison, malgré toutes les chances qu’on leur avait accordées. Ils ont aussi accepté avec maturité la décision de la direction de l’équipe de faire l’acquisition d’un troisième gardien de but. Ils ont compris que la solution pour eux résidait dans le travail et la persévérance, et ils ont redoublé d’ardeur dans les entraînements avec l’équipe et hors glace. J’ai d’ailleurs eu l’occasion de les voir dans ces circonstances et je peux témoigner de leur sérieux et de leur détermination. Tout cela, ils l’ont fait en sachant également que l’un deux ne serait plus avec l’équipe l’année prochaine.  

Plusieurs partisans ont mis en doute la décision du directeur-gérant, André Tourigny, d’amener Antonio Mastropietro dans un ménage à trois pour le reste de la saison. Mais, force est d’admettre qu’il avait raison quand on constate l’effet positif de son arrivée au sein de l’équipe. Ce dernier est arrivé à Rouyn-Noranda avec une attitude positive et il a permis à Robin et Jeffrey de prendre un recul salutaire pour eux. Ce faisant, la pression était moins forte sur eux et ils ont pu se concentrer à refaire leur confiance. Conséquemment, l’équipe est presqu’assurée de participer aux prochaines séries éliminatoires et pourrait même terminer au 15e rang du classement général, une éventualité que peu de partisans considérait il n’y a pas si longtemps.

Je lève donc mon chapeau à Robin et Jeffrey qui, à 18 ans, ont su encaisser un dur coup et fait preuve de caractère. À ce que je sache, ils ont d’abord pensé aux succès de l’équipe et ils ont compris qu’ils devaient être prêts à en faire partie quand on ferait appel à leurs services. Il reste peu de temps à cette saison 2011-2012, mais je leur souhaite d’avoir l’occasion de se faire valoir de nouveau d’ici la fin et de connaître le succès qu’ils méritent amplement.   

Jean-Paul Charlebois

Descripteur des matchs des Huskies à Capitale Rock

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